13 avril 2009
Une trilogie de quatre livres…
Bon, me revoici histoire de faire vivre ce blog un minimum. Mon apo n’a malheureusement pas abouti (pour ne pas dire lamentablement échoué) et je devrais ouvrir un nouveau blog d’autoflagellation pour expier cet échec. A ce propos, pourquoi ne pas créer, sur une plate forme quelconque, « l’auto-dépréciateur », où chaque apo ratée donnerait lieu à une autocritique virulente et malsaine ? Une sorte de pilori où chacun expierait ses fautes… Bref, revenons sur terre et au véritable sujet de ce message.
LA TRILOGIE DE L’HERITAGE, Christopher Paolini
Pas de grande innovation pour la trilogie de l’Héritage…
L’écriture, un rien juvénile, manque cruellement de poésie et la trame n’est
pas des plus originales… Pourtant, ça m’a (presque) plu. Pourquoi ?
Simplement parce que ces bouquins ont parfaitement rempli le rôle qui leur avait été assigné, à savoir de passer un
moment agréable et pas prise de tête. Il y a quand même quelques bonnes idées,
mais qui tardent à aboutir… Ben oui, c’est pas le tout de mettre plein de persos
secondaires, faudrait aussi qu’ils servent à quelque chose ! D’autant plus
que je trouve notre cher Eragon anti-charismatique et complètement fou-fou… Il
devrait commencer à mûrir et à se trouver, le jeune homme, après trois
tomes ! Conclusion : je me suis fait avoir à l’insu de mon plein gré.
En effet, j’ai acheté le premier lors de sa sortie par curiosité, on m’a prêté
le deuxième volume l’année dernière et je me suis offert le troisième en
pensant que c’était le dernier (on me dit à l’oreillette qu’une trilogie de
trois livres, ça n’existe pas… Où avais-je la tête ?)… Raté. A lire que si
vous n’avez que ça à faire. Dans le rayon enfant, il y a beaucoup mieux avec
Harry Potter ou le Clan des Otoris… Pas vraiment recommandé par le Nautigob. (Je
ne parlerai pas du film, que j’ai trouvé en deçà du livre, et donc bien
médiocre…)
Voilà pour les bouquins. Concernant figs et maquettes, pas d’avancée depuis le dernier post, pour cause de concours et de préparation d’un projet perso (plus important que le plomb !)… Plus que deux mois avant de retrouver mes figs avec mes gros doigts fébriles. Sachez simplement qu’en plus de mes projets historiques, un collègue est en train de monter un groupe de gens motivés pour jouer à bloodbowl, et je pense me laisser tenter, dès le mois de juin si ce projet voit le jour…
26 décembre 2008
de retour après de courtes vacances...
...passées loin des figs et du net.
Tout d'abord, bonnes fêtes à tous (il est un peu tard pour le "joyeux noël" de rigueur).
Je viens de terminer Zoulou kingdom de C. Lambert... Quelle claque ! Quand des hordes de Zoulous attaquent Londres, sous le règne victorien, quand HG Wells côtoie Jack l'éventreur ou Elephant man, cela donne un fond "historique" à l'intrigue des plus plaisants (même s'il y a pas mal de libertés de ce côté là, ceci dit, comme l'auteur le confesse, c'est pour permettre la bonne marche du récit). Bref, très sympa, nous tenant en haleine jusqu'au bout, encore un livre recommandé par le nautigob !
Quatrième de couv' :
Au début de l'année 1879, l'armée britannique stationnée en Afrique du Sud s'apprête à envahir le Zoulouland, gouverné par le roi Cetshwayo, et n'attend plus qu'un ordre pour franchir le fleuve qui sépare les deux nations. Mais c'est compter sans la puissante magie aux mains du grand sorcier Mpande : quarante mille Zoulous déferlent bientôt sur Londres, comme une armée de spectres surgissant de la brume ! Et au milieu du chaos, une âme noire comme la nuit rôde dans les rues de la ville à la recherche de nouvelles proies...
En prime, quelques avis de blogurinistes :
- journal d'un ludophile papivore
Merci à eux de m'avoir donner envie de lire ce bouquin.
Et puis, histoire d'enfoncer des portes ouvertes, du livre aux figs, il n'y a qu'un (petit) pas à faire, d'autant plus que la gamme est vaste, pour toutes les échelles...
Voici quelques liens (non exhaustifs) pour illustrer tout ça :
- 10 mm : magister militum, pendraken
- 15 mm : peter pig (soudan), essex
- 25/28 mm : wargame factory, wargame foundry
Sans parler des règles (d'autres le font beaucoup mieux que moi), notamment colonial adventure, dont on peut lire le test ici (merci le psilète !).
Gobonaute, en pleine réflexion (pour 2009 : escarmouche pulp 28mm à grande échelle ou dernier carré anglais face aux hordes de Zoulous 10mm ?)
11 novembre 2008
Arthur en vrai !
Bref retour sur le net après une (trop) longue période
d’absence… Ceci dit, ce n’est pas parce que je n’ai pas posté que je ne
consulte plus activement les blogs figurinistes. Mon activité ayant trait à la
figurine ayant été nulle depuis le dernier message (les romains ne sont pas
plus avancés, et je n’ai toujours pas essayé FoG), je voudrais aujourd’hui
présenter une trilogie « coup de cœur » : La saga du roi
Arthur, de Bernard Cornwell.
Tome 1 : le roi de l’hiver
Tome 2 : l’ennemi de Dieu
Tome 3 : Excalibur
Voici la quatrième de couverture du premier volume :
Au Ve siècle de notre ère, les ténèbres se sont abattues
sur les îles Britanniques, désertées par les Romains, assaillies par les
féroces Saxons, et où le christianisme est en lutte perpétuelle avec les vieux
dieux païens. Face à tous les périls nouveaux, les vieux royaumes bretons ne
tiennent encore que grâce à l'unité fragile imposée par leur Roi des Rois,
Uther Pendragon.
Mais les forces de celui-ci déclinent, sa vie touche à sa
fin, et son héritier n'est qu'un enfant, né par une sombre nuit d'hiver.
Seul un homme peut tenir le rôle crucial naguère joué par Uther Pendragon : Arthur, son fils illégitime, qu'il avait rejeté et exilé. Génial chef de guerre et homme d'Etat né, entouré de partisans fidèles jusqu'à la mort, Arthur reviendra donc sauver son peuple menacé et s'efforcer, au prix d'âpres combats et d'héroïques efforts, d'apporter la paix au royaume de ses pères.
Le mythe arthurien
est ici abordé de façon bien différente à ce que j’avais pu lire précédemment,
l’approche étant plus
historique. En effet, c’est un contexte de guerre contre
les Saxons, de départ des Romains et de lutte entre chrétienté et paganisme qui
sert de toile de fond aux exploits d’Arthur et de ses chevaliers. Point de Graal,
de pieux chevalier ou de table ronde ici, mais des lignes de lanciers qui
s’affrontent dans le sang, la sueur et la peur, des manigances pour le trône de
Bretagne, la religion chrétienne qui cherche à s’imposer à tout prix et, en
marge de tout cela, Merlin qui cherche à reconquérir les « merveilles de
Bretagne », reliques disparues, de manière à ce que les dieux foulent à
nouveau le sol de leur peuple.
En somme , un support riche pour une épopée
qui ne l’est pas moins. Bien entendu, il faut saupoudrer le tout d’une pincée
d’amour courtois, d’une once de trahison, de faits épiques et de serments de
fidélité à la pelle, et vous vous retrouvez avec un roman où l’on ne s’ennuie
pas une seconde, malgré les 1500 à 2000 pages (j’ai perdu le compte en cours !).
A noter également que ce qui donne envie de poursuivre la lecture, c’est que le
roman est raconté par Derfel, guerrier au service d’Arthur et orphelin
recueilli par Merlin, tiraillé par sa fidélité entre deux maîtres qu’il admire, de manière rétrospective : en effet, il
est vieux,
faible et a prêté allégeance à son ennemi, s’est retiré comme moine
dans un monastère, ce qui est à l’opposé de ses convictions au cours du roman…
Comment lui, ce guerrier brave et attachant, peut-il finir si misérable ?
Une question à laquelle l’auteur répond en fin de troisième volume de manière
éblouissante.
Bref, le mythe
arthurien revisité version « et si Arthur avait existé », dans une
période de transition historique sombre et violente… Une excellente adaptation !
Il faut juste avoir le courage de lire autant de pages que pour le Seigneur des
anneaux… Recommandé par le Nautigob !
30 mai 2008
les aventures de Fitz...
Cycle l’assassin royal, par R. Hobb
T1 : l’apprenti assassin
Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la
famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit
modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir
roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune
bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le
roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation
princière. L' enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est
autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates
rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa
vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...
Captivant, fantastique… Que dire de plus de ce livre qui, une fois commencé, refuse de se laisser lâcher par le lecteur avant d’en connaître le dénouement… R. Hobb pose ici les fondements de son univers avec des personnages attachants, se construisant au fur et à mesure de l’histoire. Point d’elfe, de nain ou de saga « tolkienesque » dans ce roman, mais un monde médiéval cohérent, servi par une écriture fluide et facile. Bref, l’immersion est totale, et la lecture dangereusement addictive. A lire absolument (enfin, si vous vous sentez de lire la suite… 13 tomes au total !). Bonne lecture.
PS : j'essaierai de parler des tomes suivants assez rapidement...
22 mai 2008
exotique, sans plus...
Abyme, second tome des royaumes du crépusculaire, de M. Gaborit.
Enclave au sein des royaumes crépusculaires, Abyme est un havre cosmopolite, haut lieu de la diplomatie, une cite-phare majestueuse où dangers et guetapens sont monnaie courante. Pour le farfadet Maspalio, c'est « sa » ville, qu'il connaît à la perfection pour en avoir exploré chaque sombre recoin, pour en avoir inlassablement arpenté chaque travée, place ou canal. Aussi parait-il le mieux placé pour retrouver un démon qui a échappé aux abysses et rode désormais dans les ombres. A vrai dire, il n'a pas le choix : Vladitch, un Advocatus Diaboli, le tient sous sa coupe. Mais quand de surcroît un assassin se met à décimer ses proches, vivre en abyme se révèle bien périlleux, même pour un ancien prince-voleur...
Comme pour les Chroniques du crépusculaire, on retrouve dans Abyme un univers atypique et décalé. Moins baroque au profit d’un peu plus d’exotisme, M. Gaborit nous emmène encore loin des sentiers battus. Malheureusement, moins immersif, peut-être parce que plus court que le premier roman du cycle, l’auteur ne semble exploiter jusqu’au bout les (multiples) bonnes idées qui parsèment ce livre, d’où une fin un peu légère, que j’ai trouvée… abrupte ! Bref, une autre facette de l’univers des royaumes crépusculaires, que l’on découvre au travers d’une enquête qui vire au contre la montre, finalement plaisante à lire. Moins bien qu’Agone, mais bien quand même. A lire si vous en avez le temps et/ou l’envie (ce ne sera pas un must have de ma bibliothèque). Bonne lecture quand même.
20 mai 2008
baroque et poetique
Petit coup de cœur pour les chroniques du crépusculaire, de M. Gaborit. A l’instar de la horde du contrevent, il s’agit encore d’une oeuvre 100% française.
Le baron de Rochronde n'est plus. Et, selon la coutume, son fils Agone doit lui succéder. Or, peu enclin à suivre les traces de son père, guerrier sanguinaire impitoyable, celui-ci se destine à une vie d'érudit itinérant. Agone accepte néanmoins la dernière requête du défunt : passer une semaine au collège occulte du Souffre-jour, où d'éminents maîtres d'armes et de magie initient aux arcanes de puissants pouvoirs. Là, il va découvrir le sens de sa destinée... Alors que grandissent menaces extérieures et conspirations fomentées par les adeptes du Cryptogramme-magicien, l'héritier de Rochronde, armé de sa fidèle rapière Pénombre et rompu aux plus redoutables arts magiques, saura-t-il trouver son salut et délivrer les Royaumes Crépusculaires qui sombrent dans la tourmente ?
Voici un livre captivant, dans un monde façon Renaissance, sombre et décadent. Très agréable à lire, avec une intrigue tordue à souhait et de multiples retournements de situation, sa lecture est addictive. Mais plus encore, c’est un univers radicalement différent des classiques de la fantasy qui fait tout le charme d’Agone : ici point d’elfes ou d’orcs, mais des lutins, fées noires et autres créatures aussi étranges qu’inhabituelles, une version de la magie on ne peut plus surprenante… Pour conclure, une œuvre poétique et élégante. Bref, encore un bouquin que je recommande pour les amateurs du genre ! Il ne me reste plus qu’à lire Abyme, deuxième tome de ces chroniques du crépusculaires.
A noter également l’existence d’un jeu de rôle dans le cadre du roman : Agone.
11 mai 2008
sombre, très sombre...
Berceuse assassine
BD en 3 tomes, par Tome et Ralph Meyer, aux éditions Dargaud.
Synopsis : Joe, est chauffeur de taxi à New York, Martha,
est une femme paralysée qui partage la vie de Joe. Ils se détestent à un tel
point que chacun ne pense qu'à éliminer l'autre. Jusqu'à l’arrivée d’un 3ème protagoniste, Dillon.
La même histoire servie en 3 tomes par 3 protagonistes différents… Un graphisme sombre, à dessein, qui plonge dans une ambiance noire et glauque… Bref, un grand polar que je ne peux que vous recommander. A noter que pour en profiter pleinement, il faut lire les 3 volumes. Le dernier est, selon moi, de moindre qualité que les précédents, mais apporte sa dose d’originalité à la série. Que du bon !
30 janvier 2008
un coktail des genres pas très heureux...
« En 1352, Nicolas Eymerich de Gérone devient l'Inquisiteur général de la province d'Aragon. Misanthrope, fanatique et cruel, son unique objectif est de combattre l'hérésie au nom de la Foi et de l'Ordre. Sa première mission ne tarde pas. La ville est en proie à d'étranges manifestations : apparitions dans le ciel et naissances monstrueuses inquiètent vivement l'Eglise, tandis qu'un groupe païen s'apprête à célébrer le culte de Diane. 2194. Le vaisseau spatial Malpertuis est envoyé en mission dans le passé à la recherche d'une relique mystérieuse. Hélas, il ne parviendra pas à l'époque souhaitée, au début de notre ère, mais échoue en 1352, non loin du lieu cérémoniel où Nicolas Eymerich se prépare à sévir. Les aventures d'Eymerich ont été couronnées en Italie par le prix Urania et en France par le Grand Prix de l'imaginaire et le prix de la Tour Eiffel. Le Grand Inquisiteur est désormais un personnage culte et Valerio Evangelisti a prouvé qu'il était un des meilleurs auteurs de science-fiction de notre époque et un grand écrivain. »
Deux histoires parallèles, deux styles d’écriture… Un mélange des genres SF/historico-fantastique de qualité très inégale. Autant on prend plaisir à suivre l’inquisiteur, autant la partie SF, dont le héros est un scientifique minable qui ne tient ni du héros, ni de l’antihéros charismatique ou attachant, insipide… bref, sans intérêt, comme toute la partie SF finalement. Dommage, parce que ça gâche quand même la moitié du bouquin. Conclusion, un livre bof bof…
19 janvier 2008
encore un chef d'oeuvre...
4ème de
couv’ :
« A peine sorti
de prison, Ombre apprend que sa femme et son meilleur ami viennent de mourir
dans un accident de voiture et qu'ils étaient amants.
Seul et désemparé, il accepte de
travailler pour un mystérieux individu qui se fait appeler Voyageur.
Entraîné dans une aventure où
ceux qu'il rencontre semblent en savoir plus sur ses origines que lui-même,
Ombre va découvrir que son rôle dans les desseins de l'énigmatique Voyageur est
bien plus dangereux qu'il aurait pu l'imaginer. Car, alors que menace un orage
d'apocalypse, se prépare une guerre sans merci entre les anciens dieux saxons
des premiers migrants, passés à la postérité sous les traits des super-héros de
comics, et les nouveaux dieux barbares de la technologie et du consumérisme qui
prospèrent aujourd'hui en Amérique... »
American
Gods est un petit chef d’œuvre dans son genre (en fait, c’est plutôt un ovni au
milieu à la croisée de multiples genres), mêlant le parcours (limite road trip)
d’un héros atypique servant malgré lui des desseins qui restent mystérieux,
dans un monde où dieux des mythologies classiques et idoles du consumérisme
moderne se livrent une lutte acharnée. Récompensé du prix Hugo (à juste titre),
on ne peut plus lâcher une fois commencé. Vivement recommandé !
PS : la 4ème de couv’ est plus ou moins mensongère… point de super héros en collant et slip bleu ici…
GIGANTESQUE
par Susanna Clarke, dans toutes les bonnes crémeries.
« Par un hiver humide et brumeux, imaginez-vous
installé au coin du feu, dans un salon londonien digne d’un roman de Jane
Austen… Vous voilà dans l’univers de Jonathan Strange & Mr Norrell, ceux
par qui la magie est revenue.
Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre,
le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par
des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la
magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une
légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les
mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent
le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie.
Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux
magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est
le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête
parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York.
La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les
frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la
coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le
gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de
Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie,
et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
Aider le royaume d’Angleterre n’est pas l’unique obsession de Mr Norrell. Car
il veut aussi, et surtout, éliminer tout rival possible. C’est compter sans la
prophétie : Deux magiciens paraîtront en Angleterre. Le premier me
craindra ; le second de me voir brûlera. Et bientôt il croise sur son
chemin un brillant jeune magicien, Jonathan Strange. Ce dernier est charmant,
riche, un brin arrogant, mais imaginatif et courageux. Mr Norrell, séduit, le
prend pour élève. Ensemble, ils éblouissent le pays de leurs exploits. Mais
leur association tourne vite à la rivalité…
Plus de deux millions d’exemplaires vendus à ce jour, prix Hugo, prix Locus du
premier roman, BookSense du roman de l’année, roman de l’année du Time
Magazine, traduit dans dix-sept pays, bientôt adapté au cinéma par les studios
NewLine, Jonathan Strange & Mr Norrell, publié sous deux couvertures
différentes (soit noire, soit blanche) est un phénomène. »
Bon… Gros pavé… long au démarrage, un peu rapide sur la fin, et parsemé de notes qui hachent un peu la lecture… MAIS, ce livre est vraiment fantastique. Outre sa superbe présentation (perso, je l’ai en noir, et c’est pas mal du tout), Mrs. Clarck réalise un tour de force en créant là un univers totalement cohérent (notamment grâce aux longues notes, parfois pénibles à lire mais qui donnent vie à l’univers), mêlant habilement histoire et fantastique au point que nous, simples lecteurs, avons suffisamment de points de repère pour être en territoire connu. Adaptable au JDR avec un peu d’imagination, ou, encore plus fort, au wargame historique avec un peu de magie (un peu de fantaisie ne peut pas faire de mal une fois de temps en temps). C’est un livre tout simplement magique, si « plein de centaines de pages écrit en tout petit » ne vous rebutent pas. Bon, c’est sûr que les personnages ne sont les archétypes de héros habituels, mais leur coté sombre, froid et arrogant (très lord anglais) ne les rend que plus intéressants, à défaut d’être attachant…
A LIRE !!!





