le nautigob 3000

Bienvenue à bord du nautigob pour partir à la découverte d'un monde on ne peut plus ludique... voyage à vos risques et périls !

03 août 2008

Pour tous les MJs... (âme sensible s'abstenir) [part 2/2]

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Pour tous les MJs... (âme sensible s'abstenir) [part 1/2]

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04 juillet 2008

DD4

Première partie de DD4 hier, et force est de constater que la nouvelle édition donne un regain d'intérêt au jeu... Plus fluide, plus violent, mortel... Même mon sorcier (petite angoisse sur son utilité avant d'atteindre le niveau 25, comme dans les éditions précédentes), n'a pas eu à rougir face aux guerriers... En effet, chaque perso possède des pouvoirs à volonté (utilisable à volonté, très intéressant pour un sorcier), de rencontre (utilisable 1 fois par rencontre) et quotidien, permettant sans cesse d'élaborer des stratégies de groupes et de varier les coups bas... Dans cette édition, plus de "j'attaque avec mon attaque de base" comme auparavant, mais de multiples options et un système d'action à réaliser par round très bien pensé (une action rapide, 1 simple, 1 mvt).
Un exemple vécu hier : soit un sorcier perché sur un piédestal magique, à 3m de haut, indélogeable... Unissant leurs efforts, un elfe aide un draconide maitre de guerre à se hisser sur la plateforme (mvt + action simple, fin du round pour le draconide). Celui ci se retrouve alors au contact du sorcier. Fin du round. Le sorcier joue et le draconide survit puis il joue :
- action simple : bousculade (le sorcier chute et se vautre)
- action rapide : souffle draconique (crachat de flammes sur le sorcier en contre-bas, déjà amoché)
- mouvement : saut sur le sorcier, ça vire au catch, contre un seuil de difficulté (réussite critique, le sorcier est encastré dans le sol, mais toujours vivant)
- utilisation d'un point d'action (permet de faire 1 action simple supplémentaire, utilisable 1 fois toutes les 2 rencontres) : attaque bidule (je ne me souviens pas du nom) à la hache à 2 mains occasionnant moults dégats... Malheureusement pour le groupe, le sorcier est toujours vivant, bien que sérieusement blessé...

Bref, sympa comme tout ce système, et même si l'univers est classique (DD quoi !), ce fut une très bonne expérience ludique. Vivement la prochaine partie !

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18 décembre 2007

hello !jdr

Bon alors pourquoi ce blog ?

Simplement pour faire partager mon amour immodéré (trop parfois…) du jeu en général et des jeux de figs en particulier. Marre aussi de squatter le travail des autres sans apporter ma (petite) pierre à l’édifice qu’est la communauté des joueurs. Le contenu du blog sera nettement orienté vers l’univers AT 43, parce que le pré peint, quoi qu’on en dise, c’est du « prêt à jouer », et ça c’est vachement bien… Pour les puristes, quelques digressions sur des jeux de figs peut être plus classique (quoique), et pour les autres, des critiques, résumés ou scénarii pour JDR et jeux de société…

Sans oublier tout ce qui tourne autours du fantastique, littérature fantasy, SF et mes coups de cœur !

Alors pour commencer ce blog, voilà un petit essai de background écrit il y a bien longtemps et publié sur le forum rackham, intitialement intitulé : « pour pimenter vos séjours aux 10000 pas » (la prison de cadwallon, inculte !), pour cadwallon, mais adaptable partout :

« Lors de leurs aventures, il est très probable (voire même certain…) que de nombreux ligueurs se retrouvent enfermés aux Dix Mille Pas. Evidemment, même si leur principal soucis sera de trouver comment réunir suffisamment de Ducats pour en sortir, cela peut être l’occasion de leur faire rencontrer de nouveaux contacts, voire de leur confier rumeurs et missions susceptibles d’exciter leur convoitise…

Dans une des cellule commune cohabitent deux des plus étranges et des plus anciens détenus, dont les noms réels sont depuis longtemps oubliés de tous (sauf peut-être de l’administration…) : Prof, un humain lion, et le Boiteux, un elfe à l’origine indéterminée.

Ancien barde émissaire de la Chimère, ordre magique barhan, Prof s’est retrouvé au cœur d’une machination visant à l’écarter de l’ambassadeur du Lion. Pour défendre son maître, il fut obligé d’abuser de sa magie, éliminant ainsi ses agresseurs, mais aussi une partie d’une délégation cadwë venue signer de nouveaux traités de commerce lors d’une réception. En effet, des traîtres de la guilde des Usuriers s’étaient mêlés aux partisans du Duc, tentant d’influer sur le cours des évènements par le biais de la magie des Ténèbres. Seuls les mages de la Lumière s’en rendirent compte, et lorsque Prof réalisa ce qui se passait, il réagit de la seule façon qui lui semblait appropriée : l’élimination pure et simple des Usuriers, malheureusement compliquée de dommages collatéraux au sein de la délégation ducale. Aucun membres des partis en présence ne comprit son geste, et il parut alors comme dangereux et incontrôlable. Immédiatement arrêté, il fut emprisonné aux Dix Mille Pas, sans faire preuve de résistance. Aucune de ses explications ne parut recevables aux yeux de la justice ducale, dans la mesure où les manigances des Usuriers ne furent pas visibles, et d’autre part parce que reconnaître que la délégation était infiltrée par des ennemis du Duc, capable en outre de mettre en œuvre de la magie ténébreuse à l’insu de tous aurait été reconnaître un aveux de faiblesse. Le royaume d’Alahan ne désirant pas devoir gérer des tensions politiques avec la cité franche en cette période troublée de Rag’narok, Prof fut ainsi sacrifié au nom des relations diplomatiques. Cependant, certains de ses amis de la Chimère ne l’ont pas oublié, et espèrent toujours trouver un moyen de le faire sortir. Actuellement, Prof occupe ses journées en tentant d’apprendre aux autres détenus à lire, ce qui n’est permis par son gardien que dans la mesure où lui aussi profite des cours. De toute façon, que pourrait bien faire un vieil humain dont personne ne se souvient ? Si on lui demande, Prof se fera une joie de raconter l’histoire du Boiteux, qui est plongé de manière quasi permanente dans un mutisme maussade, ruminant de sombres pensées… Voici son histoire, enjolivée par les talents de conteur du barde :

« L’elfe semblait voler de toit en toit, tel un funambule se déplaçant sur un fil dont lui seul soupçonnerait l’existence. Plus que quelques rues et il serait hors d’atteinte, réfugié dans une cache dont sa confrérie avait le secret. Soudain, au détour d’une cheminée, il fut tétanisé par une douleur lancinante au niveau du genou. Un carreau d’arbalète. C’est avec un certain détachement qu’il sentit sa jambe se dérober sous son poids, et être inexorablement entraîné dans une chute qu’il pensait fatale. En effet, aucune prise ne s’offrait à lui sur ces toits pentus, et les tuiles, de mauvaise qualité, semblaient lui en vouloir personnellement, se détachant avec malice les unes après les autres. Tel est l’esprit de la cité, impénétrable… Il faisait encore nuit lorsqu’il repris connaissance, réveillé par une sensation désagréable de froid et d’humidité. Le voleur se trouvait sur ce qui semblait être un balcon, en piteux état, face contre terre et couvert de neige. Les planches moisies manquaient de céder au moindre mouvement, et il était hautement improbable qu’elles aient retenu sa chute sans se briser. Un miracle. Après une courte prière adressée à tous les dieux, sans grande conviction, mais avec force remerciements, il osa tourner la tête, pour découvrir qu’il n’était pas seul. Deux fayes, sorte de petites personnes d’une quinzaine de centimètres de haut, à la fois gracieuses et espiègles, voletaient dans l’encadrement d’une fenêtre délabrée depuis longtemps. Bien qu’il ne comprit exactement pas ce qu’elles se racontaient, elles semblaient débattre au sujet du sang qui maculait la neige. Son sang. Ces deux êtres avaient retiré le carreau et semblaient s’amuser des conséquences. Stupides créatures ! Se traînant avec précaution jusqu'au rebord de la fenêtre, il jouer le loquet à travers le vitrage brisé, et se laissa choir à l’intérieur. Il était dans les vestiges d’une chambre, comme en témoignaient les restes du mobilier détruit. Curieuses, les fayes ne purent s’empêcher de le suivre, et s’approprièrent immédiatement la pièce, voletant sans relâche dans un étrange ballet, insouciantes de la pesante atmosphère qui y régnait. Tant d’efforts vinrent à bout du voleur, qui sombra à nouveau dans l’inconscience. Lorsqu’il sortit de sa léthargie, la première chose qu’il constata, non sans plaisir, était le doux réconfort d’un feu de cheminée, sentiment qui fit place, dans l’instant, à la surprise et à l’appréhension. Les fayes avaient quant à elles disparues, le laissant seul dans une chambre qui avait retrouvé toute sa splendeur passée. Son premier geste fut d’essayer de se lever, pour se cacher. Quelle surprise de constater que sa blessure avait disparu, sans l’ombre d’une cicatrice, comme si rien de tout ce qu’il venait de vivre n’était réel, et qu’il était en pleine possession de ses forces. Alors qu’il faisait quelques pas, un tintement de clés, de l’autre coté de la porte, lui fit prendre conscience de sa vulnérabilité et de l’impossibilité qu’il avait de se cacher. Il commit alors une erreur, fatale. Plutôt que d’affronter un hypothétique danger, il ouvrit la fenêtre pour se réfugier sur le balcon. Hélas, dès sa sortie, la chambre repris son aspect miteux, tout comme le balcon, qui céda sous son poids, alors que sa jambe recommençait à saigner. La chute fut terrible, et non seulement le fracas du balcon s’écrasant au milieu de la rue réveilla le quartier, mais attira immédiatement la milice, qui finit alors son œuvre en capturant le voleur, et en l’enchaînant ici, parmi nous, au Dix milles Pas. Ce voleur, c’est le Boiteux, là-bas. Mais personne n’a jamais su quel était le fruit de son larcin, ni ce qu’il en était advenu. »

Bien entendu, le Boiteux ne confirmera jamais cette histoire, et c’est à se demander si elle n’a pas été inventée de toute pièce… La réalité n’est cependant pas si éloignée. En effet, le Boiteux entretenait une liaison amoureuse secrète avec une fille issue d’une lignée noble de la cité. Humaine de son état, la famille de cette dernière n’appréciait pas que leur fille partage une relation avec un homme de plus bas rang social, mais en plus un elfe ! Qui sait à quoi aurait ressembler leur rejeton (raisonnement très primaire, je vous l’accorde) ? En tout état de cause lorsqu’elle ne fut plus en mesure de cacher à ses parents son état de femme enceinte, ceux si décidèrent de remédier discrètement au problème : séquestrant leur fille et attendant une des visites du Boiteux, il lancèrent leurs gardes à ses trousses dès qu’il se présenta à la fenêtre de sa chère et tendre… La suite correspond au récit de Prof, bien que le passage sur les fayes ne soit que pure divagation pour faire rêver son public. Du fait des relations de la famille, le Boiteux est certain de rester très longtemps à l’ombre, en tout cas assez pour que le temps fasse son œuvre et qu’il tombe dans l’oubli. Quant à la jeune fille, elle a été rapidement mariée, avec un noble de basse extraction, mais humain, et trop content d’un si bon mariage pour se soucier d’un bâtard. Néanmoins, écarté de la famille, et cordialement détesté de ses grands parents, l’enfant recherche activement son père dont sa mère lui a révélé l’existence récemment, dans le but de se venger de son beau père qui abuse de sa position et rend sa femme malheureuse, sans compter les multiples tentatives d’éliminer le bâtard, dont l’ascendance elfe ne se remarque que par de discrètes oreilles pointues, et une taille un peu plus svelte que celle des jeunes hommes de son age.

Voilà donc deux résidents des Dix Mille Pas. J’espère qu’ils égaieront les séjours en prison de vos personnages. En tout cas, n’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires, les profils que vous leur donneriez, etc… »

Bon, c’est pas tout ça, mais faut que je retourne bosser (dur la vie d’étudiant…). Bonne soirée à tous et merci de m’avoir lu.

PS : je me présenterai peut être un autre jour... quand j'aurai plus de temps... ciao

Posté par gobonaute à 21:16 - jdr - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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